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Lectures...

Mauvignier, Des hommes: coup de poing, coup de coeur!

Delisle, Chroniques de Jérusalem: une BD drôle, sensible et qui m'a appris plein de choses

Mercredi 30 août 2006 3 30 /08 /Août /2006 13:19
Vous savez quoi? demain, c'est la rentrée (vive la journée de solidarité!) et  pas n'importe laquelle: ma dixième rentrée...autant vous dire que ça fiche un coup...(n'est-ce pas Pedro: 10 ans  de languedeputesques discussions!)
Mais le mot d'ordre toutounesque est: sus à la morosité!
J'ai donc entrepris, d'abord, de donner une apparence de bureau à mon bureau: merci Monsieur Ikea pour les étagères - qui ne sont pas sur la photo -(mention spéciale à Marc et à sa Volvo géante qui les a transportées, ainsi qu'à un bricolobradboy qui les a montées, mais pour le caisson bordeaux sous le bureau, c'est moua qui l'ai fait!), merci Monsieur Nounet pour le joli plateau de bureau, merci Monsieur Casto pour le rideau...

Je sens que le travail va bientôt être un plaisir, bientôt...
Restait à savoir comment être au meilleur de ma forme demain matin...finalement, ce qui compte, ce ne sont ni les fringues, ni les mèches (oh non, surtout pas!) car tout se joue bien avant: au moment de la douche... Et, à présent, je sais que je suis définitivement prête. Voici le produit magique  pour une rentrée miraculeu se (je certifie sur l'honneur que le texte ci-dessous a été recopié fidèlement...et
c'est peut-être ça le plus effrayant!):

Déshabillez-moi!
Envie de révéler votre sex-appeal?


Ce gel de douche à l'extrait de gingembre aux vertus aphrodisiaques stimule instantanément votre esprit [mais c'est magnifique!.] De plus, sa formule lavante [encore heureux!] et hydratante adoucit votre peau  pour la protéger des agressions [de mes collègues?]. Sa texture gel, sa mousse légère et son parfum sensuel, accord d'ylang ylang et d'épices, enflammeront votre pouvoir de séduction [attention, chaud devant!]. Votre peau, ainsi délicieusement parfumée, vous rendra irrésistiblement sexy pendant [ouais, ouais, avec la mousse dans les yeux, top sexy!] et après votre douche [et ça dure combien de temps?]. A consommer sans modération...[ah, ok, ça se boit au petit dej...]seule ou à deux! [ouais, ouais, mon chat va prendre une douche, c'est certain]

Bien entendu qu'il me faudra votre aide pour choisir L'Homme dans la nuée de prétendants...A demain donc pour le casting!


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Par Blogging toutouneuh - Publié dans : Toutouneuh et ses amis
Lundi 28 août 2006 1 28 /08 /Août /2006 08:53
Vous avez lu mon article et vous vous êtes dit que ma critique n'était pas très ..fouillée? voici celle du Monde, envoyée quasi simultanément par Laurence et Domieuh et que je trouve fort intéressante (plus que le film!) Je viens de comprendre pourquoi je n'ai rien lu sur ce film: il est sorti le jour où c'est mon propre quotidien qui bifurquait avec la rencontre hallucinatoire d'un certain Brad qui avait entrepris de faire de ma C3 une oeuvre bien décadente...

KLIMT », DE RAOUL RUIZ

Fantasmagorie en spirale autour d'un exilé du réel

Article paru dans l'édition du 26.04.06

Le cinéaste chilien a construit son portrait du peintre viennois sur un flash-back onirique

 

Raoul Ruiz n'a pas filmé une biographie du peintre viennois Gustav Klimt (1892-1918), mais une fantasmagorie « à la manière de Schnitzler » dit-il, imaginant une structure narrative en forme de spirale qui multiplie les jeux de miroirs, attise l'impression de voir surgir des échos et résonances comme lorsque l'on est sur un manège et que la répétition d'un certain nombre de motifs, de personnages, de sensations brouille les lois de la chronologie

Dès le début, où nous trouvons Klimt agonisant sur son lit de mort et où nous sommes invités à suivre la manière onirique avec laquelle le peintre se remémore sa vie, il apparaît que Raoul Ruiz se livre à une tentative d'exploration de ce que Marcel Proust appelait la « psychologie dans l'espace », et son film est d'ailleurs assez proche de son adaptation du Temps retrouvé, de l'art avec lequel il y orchestrait l'embouteillage des flux de mémoire, transfigurait le souvenir, transformait la conscience d'un homme en une maison hantée par des personnages réels ou rêvés, des visions projetées par une lanterne magique qui privilégie la distorsion et l'hallucinatoire, favorise les variations discursives et les bifurcations du quotidien vers la folie.

Dans ce choix d'un flash-back mental, il s'autorise même l'anachronisme, par exemple lorsqu'il fait se rencontrer Klimt et Georges Méliès. Ce n'est pas seulement que tout se mélange dans la tête d'un Klimt qui défendit le droit aux chimères, c'est aussi que Ruiz, as du bricolage visuel, rappelle que c'est chez le mage de Montreuil que s'opéra la mutation entre peinture et cinéma. Et suggère une parenté entre le goût de l'insolite, du trucage, des effets irréels chez l'un et le culte du visage énigmatique, du décor mosaïque, de la silhouette sinueuse, du motif extravagant chez l'autre. Klimt est une tentative de transposition à l'écran de la peinture de cet adepte de l'ornement byzantin, kitsch, anti-académique : Ruiz accumule pour cela les mouvements de caméra, les angles de prises de vues inhabituels, les débauches de couleurs, déplacements de décors, changements de lumière...

EMPIRE MORIBOND

Il montre aussi comment Klimt jette un défi aux perspectives en travaillant sur une plaque de verre, explorant les reflets d'une surface liquide, ou comment il est fasciné, un jour, par la manière dont dessine un Chinois. Il signe une scène superbe où son amie Emily Flöge, en claquant la porte de son atelier, fait s'envoler en pluie magique les feuilles d'or dont il orne ses toiles.

Le film ne fait pas l'impasse sur les débats esthétiques dont Klimt fit les frais à une époque où l'audace côtoyait le conformisme (le « héros » est poursuivi par un secrétaire d'ambassade, assiste aux bagarres philosophiques dans les cafés autour de Wittgenstein, bénéficie du soutien d'Egon Schiele), ni sur les conflits politiques qui agitent un Empire moribond (en particulier la montée de l'antisémitisme et du nazisme, auquel il fait allusion via la légende du joueur de flûte de Hamelin). A l'image de ce squelette trimballé dans les couloirs de l'hôpital, la mort qui rôde est autant celle des mutilés de la guerre et d'une époque où prolifèrent des bacillesques inquiétants, porteurs de syphilis, peste ou tuberculose, que celle d'un homme qui s'invente une extravagante danse funèbre.

Ce portrait d'un Klimt éminemment « ruizien » est celui d'un exilé du réel, entre la vie et la mort, qui ne sait plus qui il est, quels vertiges l'assaillent, quels jeux prédominent chez lui, ceux de l'amoureux ou du voyeur. D'où la profusion de miroirs, brisés, sans tain, ou présentés devant ses lèvres pour vérifier qu'un souffle l'anime encore.

Le harem de ses modèles nus, ces prostituées à moustache au bordel où trône un gorille, cette Lea de Castro rencontrée à Paris (en réalité Cléo de Mérode) qui se dédouble et additionne les rendez-vous manqués, comme les infirmières qui flirtent avec Eros et Thanatos dans un hôpital où tombe la neige, composent une fresque qui tient évidemment de l'imaginaire, une sarabande exhumée d'un crâne fervent d'allégories.

Jean-Luc Douin

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Par Blogging toutouneuh - Publié dans : Toutouneuh va au cinéma
Dimanche 27 août 2006 7 27 /08 /Août /2006 21:56
Après une bonne journée prise de tête avec les philosophes des Lumières, ma grande décision de l'après-midi a été d'aller au cinéma (plus exactement: mes grandes décisions, puisque la 1ère en impliquait bien d'autres comme me laver, m'habiller, prendre la voiture et aussi créer ce soir une nouvelle rubrique blogienne ;-))...).
Au Bel-Air, ils passent Klimt. C'est vrai que je n'ai pas entendu parler de ce film mais bon, ma passoire de cervelle de blonde a pu laisser échapper les critiques dithyrambiques et puis je me dis que
1. c'est un film de Ruiz (c'est mieux que  M. Youn quand même)
2. je vais apprendre plein de trucs sur un peintre que j'adore
3. j'adore John Malkowitch (juste après Johnny Depp of course)
4. ça ne coûte que 4 euros et je suis bien contente de pouvoir retourner au Bel-Air
5. ce sera l'occasion de revoir les copains: Laurence et Jérôme, Carole et Hakim.
6. le film n'est qu'une semaine à l'affiche: à ne pas rater, donc!

DEUX longues heures plus tard, je me dis que:
1. deux heures c'est trop long
2. Jérôme, Carole et Hakim ont bien fait de ne pas venir
3. j'ai pas l'impression d'avoir appris grand chose si ce n'est que la syphilis rend vraiment fou  (mais ce film peut aussi nuire gravement à la santé, à la mienne en tout cas)
4. je me demande si la sensation d'avoir le cerveau caramélisé est un état qui précédait le film ou si c'est précisément celui-ci qui l'a créé.(j'opte pour le choix 2)
5. Raoul, c'est plus fort que moi. Je ne comprends pas. De belles images, des scènes en miroir,ça j'ai vu, mais oh la la qu'est ce que ça tourne, et la vraie question à se poser c'est : qu'est-ce qu'on fait là...
6. je suis restée jusqu'à la fin pour trouver la clé mais Passe-Partout s'est barré avec.
7. le plus sympa , c'est la tisane agrumes des marmottes chez Laurence et Jérôme, la rencontre avec Boogy le carlin de l'espace et la révélation du soir: Paco est  un fétichiste des télécommandes.
8. il est URGENT pour moi , après 3 mois d'anémie cinématographique, de voir un bon film.

Je vais me coucher, moi.

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Par Blogging toutouneuh - Publié dans : Toutouneuh va au cinéma
Samedi 26 août 2006 6 26 /08 /Août /2006 20:04
Le pied, c'est quoi?
ça peut être "la partie inférieure articulée à l'extrémité de la jambe, pouvant reposer à plat sur le sol et permettant la station verticale et la marche" si l'on se fie à Monsieur Robert...
ça peut faire penser à "puer des pieds" (ah non,pas mes zamis, les stars ne puent pas des pieds), "trouver chaussure à son pied" (Bienheureuse Cendrillon...), "mettre les pieds dans le plat" (votre blonde préférée, pour vous servir)
ça peut ressembler à ça....:
     
ou à ça....
Mais le pied  c'est surtout ça:
être en week-end le jeudi à 12h!!!!!! Moi je dis: merci patron et youpi, youpi, youpi!
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Par Blogging toutouneuh - Publié dans : Toutouneuh et ses amis
Jeudi 24 août 2006 4 24 /08 /Août /2006 20:37
Une semaine après la naissance de mon blog, Monsieur Overblog m'annonce que mon Blog Rank est passé de 1 (nullissime) à 21 (ouah!!!) . Apparemment, vous êtes un certain nombre à vous promener de page en page (oui, oui, j'ai les noms) et je vais donc vous révéler la suite de mes trouvailles dominicales, même si je n'ai pas ressenti une impatience débridée de la part de mes lecteurs chéris à la connaître (sauf de ma bête à plumes préférée, au détour d'un chemin de campagne cet après-midi, entre la niche à veaux -découverte majeure de votre over-blonde- et l'enclos à cochons...)
Je replante le décor: les vignes, les géraniums, le marché aux puces...
Evidemment qu'à un moment ou à un autre, j'ai renoncé à mon voeu pieux de ne plus acheter de livre que je  lirai dans 15 ans si tout va bien... Mais les commentaires du Monsieur bedonnant (ou cambré, si tu préfères Nounet!) qui me les a vendus (50 centimes le livre!) et qui avait dû avaler un clown, entre deux verres de Tokay Pinot gris m'ont fait craquer...Jugez plutôt:
D'abord j'ai trouvé celui-ci, en me disant que les jours de morosité, ça devait être une lecture super fun:
Le Monsieur: Vous connaissez la blague sur Bergson?
La blonde: eeuuuhhh,non...je suppose qu'elle doit être drôle...
Le Monsieur: Aaaah ça! Eh bien, il y a quelqu'un qui téléphone, vous décrochez et vous dites: "désolé, y a bergson!!!!!!" Wharf wharf whaaaaaaarf (onomatopée approximative mais censée représenter un rire grassouillet et très fort)
La blonde sourit comme une blonde et préfère se taire...












Ensuite, LA trouvaille, je veux dire le livre inespéré et qui va me réconcilier d'un coup d'un seul avec les hommes et  l'Antiquité toute entière:









Le Monsieur: aaah celui-là il est très bien! vous savez qu'il a plus de TEUX MILLE ANS et il est toujours d'actualité! je veux dire, les hommes de nos jours peuvent encore s'en servir pour traguer...
En attendant de trouver "l'homme", je vais essayer de parfaire ma connaissance de l'ami Ovidus...








Précisément, en rentrant, et voulant mettre en oeuvre de suite ces bonnes résolutions, voilà-t-y pas que je tombe sur un manuscrit du dit ami, égaré dans les livres de notre autruche  ! je vous jure!!!!la preuve, la voici:
Ovidus, homme moderne entre tous, faisait la cuisine (Jamie Oliver n'a qu'à bien se tenir) et mangeait des Röstis! et moi je pense qu'à force de manger des patates, sa vue a été altérée, c'est pour ça qu'il voyait des trucs bizarres, des gens qui devenaient des arbres, des oiseaux...Conclusion: l'abus de Rösti est dangereux pour la littérature. Voilà.Bon c'est pas tout ça, mais il va quand même falloir que j'essaie de les étudier ces métamorphoses...vous pensez que je peux évoquer ma thèse révolutionnaire du soir en cours?
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Par Blogging toutouneuh - Publié dans : Toutouneuh lit des livres

Ils ont dit...

" alors, comme ça, tu aimerais un Bonnard au-dessus de ton canapé? pas de chance, tu peux juste t'offrir  un connard dans ton canapé!" Ericos en grande forme, 12.05.12


"[...] Sinon, je me suis rendu compte hier que pour le Bac blanc, au lieu de lire ''Comment peut-on définir le rire rabelaisien?'', j'ai lu ''peut-on définir le rire rabelaisien?''. Je devais avoir mon pouce sur le ''comment''... Vais-je avoir 0?
Cordialement, (dans ''cordialement'' il y a ''corde'' et vu que je vais me pendre, ce mot là semble parfait!)
Feu-JND

Un dimanche avec mes TL,29.01.12

 

"Quelle élégance!ajoute une belle besace et tu seras un vrai dandy! une vraie gravure de mode!

Oh, moi je me sens plus Promod que gravure de mode" Tata Rose et Blonde parlent chiffons après le ciné, 28.01.12

 

"Ah oui, c'est vraiment bien tes dents! Maintenant, tu vas pouvoir sourire plus souvent à ta mère!" Ma mère, 18.01.12

 

"- Roule moins vite et fais donc attention aux caniches sur la route!

- Où ça, des caniches?

- oui, bon, pas des caniches, des chicanes, c'est pareil"!

Quand ma mère devient poète surréaliste, 29.08.2010

 

M: tiens, qu'est-ce que je faisais samedi dernier à cette heure? ah, j'étais sous une tente!

C: et moi, j'étais à Amsterdam...

E: moi, j'aurais bien aimé être sous une tente (une tante?) à Amsterdam!

Retrouvailles de nazes, 14.08.10

 

"trous en formation"? quoi? les trous prennent des cours ici?!"
Notre québécoise sur l'autoroute française, 26.02.10


" - ouah, c'est magnifique! il faut qu'on fasse un vernissage!
- oh tu sais, je suis plus vermifuge que vernissage, plus Jacky que Kennedy...!"
L'artiste est modeste, 12.02.10

" vos cours nous manquent à tous. Et je pense aujourd'hui à vous en appelant ma petite cochonne d'inde qui vient de naïtre "Utopie""
Blonde, amie des cochonnes et des dindes,  heureuse d'avoir des mails de ses anciens élèves 23.12.09

"- il va quand même falloir que je vienne percer ton pot...
- je ne demande pas mieux!"
les poètes parlent aux poètes, 031109

" cours sur les"mots-valises" en 2de:
- imaginez la définition du mot "autruffe" (spéciale dédicace à Laoura) et "hotdographe"
- Thomas: une autruffe, c'est un oiseau d'Afrique fait de beurre et de chocolat
- Manon: un hotdographe, c'est un chien en chaleur que l'on signe"
Blonde a encore eu une idée de génie, 081009









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