En attendant que les tomates mûrissent dans mon mini-jardin de terrasse (comprenez: le pot), voilà un petit résumé de nos migrations culturelles de la semaine.
Mercredi soir, retour en force de l'imper et du pull (c'est ça, l'été à Mul-loose), mais aussi de vraies tranches de rires comme on n'en avait pas connu depuis longtemps au cinéma (demandez à
madame Lou!), grâce à ce film magnifique que je ne peux que vous recommander:
la vie d'une radio pirate en 1966 en Angleterre. Des acteurs incroyables (une métamorphose totale de P. Seymour Hoffmann, très loin de Truman Capote, et de mon chouchou Kennegh Branagh, parfait
en sale con accompli) et la découverte d'un type génial, Bill Nighy.
Bref, on rit, on s'émeut et on écoute de la bonne musique! Du coup , le ciel m'a semblé moins gris au retour (il faisait nuit, d'accord, mais tout de même!)
Vendredi, culture toujours, cette fois hors des frontières, direction Riehen et la fondation Beyeler pour bien commencer la journée. Une fois n'est pas coutume, je suis fière comme
une paonne de me garer gratos juste derrière la fondation, et l'autruche et moi on se dandine d'aise...Impossible de faire des photos à l'intérieur, mais heureusement on a le droit de
photographier les affiches...petite consolation.
Jusque là, l'expo Magritte était pour moi la plus belle jamais vue dans ce lieu que j'adore, mais voilà, ça y est, elle est détrônée par Giacometti. Passé le premier moment d'étonnement - "tiens,
il s'appelle Salvatore, je savais pas"- , on découvre l'oeuvre d'Alberto en regard de celle de son père (Salvatore!) et de son frère Diego. C'est une expo magistrale, qui réunit de sculptures,
peintures que je ne connaissais pas du tout et qui surtout propose un trajet qui d'un coup nous fait entrer dans la grande salle qui s'ouvre sur la verdure et qui présente ses hommes qui
marchent, et ses femmes filiformes dans un espace magnifique. Vraiment saisissant, et émouvant.
On profite de notre venue pour voir les autres oeuvres et on a la chance de découvrir une partie de la dernière expo qui mêle oeuvres contemporaines et art africain et primitif. Très beau
également. Dernière étape au sous-sol, une autre expo temporaire, celle de Marc Quinn, donc voici l'affiche:
En lisant la présentation en anglais, mon sang s'est figé et pour cause: voilà en exclusivité mondiale six autoportraits ramenés de tous les coins du monde et présentés dans six
congélateurs...parce que l'artiste les a faits avec son "frozen blood"...hmmmm, I love it!
Direction ensuite le centre-ville où on retrouve la drôle de fontaine Tinguely
ici, en mouvement:
et où on a l'occasion de découvrir un autre aspect de Bâle en allant nous promener dans les petites ruelles: calme absolu, maisons en vert et en rouge, petites boutiques et déco unique:
De drôles d'animaux croisent notre route...
et des volatiles, of course:
Et, comme de coutume, voici la minute musicale du jour, c'est le Lou Reed local qui nous interprète "wok-ing on the wild side"
On reprend nos pioches et nos pelles pour continuer à cultiver notre jardin (comprenez: nos petits pieds fatigués), direction cette fois le Kunsstmuseum où se tient l'expo dont tout le monde
parle depuis avril: les paysages de Van Gogh.
L'entrée est monumentale et la foule au rendez-vous.
Quelques belles découvertes, mais globalement de la déception sans doute liée au lieu qui ne met pas en valeur les oeuvres, je trouve : 5-6 tableaux par salle, classement chronologique et de quoi
être misanthrope pour les dix prochaines années. A l'étage inférieur, possibilité de voir les oeuvres des contemporains de Van Gogh et la surprise de se retrouver presque seules dans les
salles...en fait, les gens sont restés agglutinés à la boutique spécialement créée pour l'occasion et qui nous laisse sans voix: cartes, catalogue de l'expo (69 FS!!!) certes mais aussi, mugs
ignobles, lavande VG, huile d'olive VG et Basler-läckerlis dans un cornet VG! Autant vous dire que les salles attenantes consacrées à la peinture du XVIème étaient vides!
Malgré tout, une très belle journée, la première où je me sente vraiment en vacances...c'est bon de se détendre...d'autant plus quand ça prend fin brutalement. Eh oui, il n' y pas que le jardin
que la blonde cultive, il y a aussi les pv suisses:
Délicate atention: le papier est glissé dans une pochette plastifiée, en cas de pluie...
on m'invite à me rendre au commissariat alors qu'est-ce qu'on a fait? ben, on s'est envolées sans demander notre reste! je me demande encore aujourd'hui comment on peut me flasher au "radar" à
14h30 alors que ma voiture était posée dans la rue depuis 10h le matin...aurais-je roulé à 32 au lieu de 30km/h et rompu la tranquillité des autochtones? je le saurai sûrement bientôt,
quand monsieur l'agent aura débusqué le nid de la pintade...pfff....
Commentaires